La dépendance ?


La dépendance

La motivation

L'évolution

Les conséquences

La dépendance

 

Le phénomène de dépendance ne s'applique pas seulement aux produits tels que les stupéfiants, l'alcool et/ou le tabac. La dépendance peut avoir lieu vis-à-vis d’un comportement tel que le jeu! La dépendance au jeu se développe souvent en même temps que d'autres dépendances et présente, par ailleurs, un certain nombre de similitudes.

 

Une caractéristique importante des dépendances est qu’on adopte un comportement donné tout en ayant conscience de ses effets néfastes. En dépit de toutes les conséquences négatives du jeu pour soi-même et pour son entourage, on continue à jouer. Ceci va souvent de pair avec une diminution du contrôle du comportement de jeu et une envie ou un besoin irrésistible de jouer. On recherche une satisfaction immédiate.

 

Dans le jeu, comme dans d’autres formes de dépendance, une accoutumance et des symptômes de sevrage peuvent se manifester. L'accoutumance se manifeste lorsque le joueur a besoin d'une dose toujours plus forte, exprimée en temps et en argent, pour atteindre le même effet.

 

Des symptômes de sevrage se manifestent lorsqu'un individu arrête ou diminue la consommation du produit qui crée la dépendance, après une utilisation régulière. Chez les personnes dépendantes du jeu, les symptômes de sevrage peuvent se manifester sous la forme d'insomnie, d'irritabilité, de troubles dépressifs et physiques. 

La motivation

 

De multiples raisons poussent les personnes à commencer ou à continuer à jouer.

En voici quelques unes:

  • Pour s’amuser et se distraire.

  • Pour gagner de l’argent.

  • Pour la stimulation, l’excitation que procure le jeu.

  • Pour socialiser, pour être avec d’autres personnes.

  • Pour sortir de problèmes financiers.

  • Pour essayer quelque chose de nouveau, par curiosité.

  • Pour prouver qu’on peut gagner.

  • Pour oublier les soucis quotidiens.

  • Pour dépenser son argent à quelque chose.

 

Certaines de ces motivations peuvent donner lieu à des problèmes de jeu...

L'évolution

  • La phase gagnante: Cette phase correspond aux premiers pas dans l'univers du jeu. A ce stade, le jeu est encore un divertissement et demeure confiné dans le budget de temps et d'argent. Le jeu est une forme d'amusement. On prend énormément de plaisir à gagner. Le gain initial n'est pas considéré comme un hasard, mais comme le résultat de la personnalité exceptionnelle du joueur. La perte est perçue comme le résultat de la malchance ou d'autres forces extérieures.
  • La phase perdante: Les premières pertes sont suivies d'un comportement de jeu tel que le joueur cherche sciemment et immédiatement à «récupérer la perte». Plusieurs domaines importants de la vie comme le travail ou la famille sont mis en péril par le comportement de jeu croissant. Les dettes font leur apparition. Lorsque le joueur reconnaît ses problèmes de jeu, il est encore possible de remédier à un certain nombre de problèmes en prenant des accords clairs avec les parents ou le conjoint en matière d'argent et d'emploi du temps ou par l'établissement d'un budget.
  • La phase de désespoir: Lorsque le jeu accapare entièrement le joueur, nous pouvons parler de dépendance. Le joueur joue jour et nuit, s'isole de plus en plus socialement et s'adonnera même à des activités interdites et criminelles afin de se procurer de l'argent pour jouer. La personne cherche la solution à ses problèmes dans le jeu, mais les problèmes continuent à s'accumuler…

 

Les conséquences

 

Diverses conséquences négatives du jeu peuvent être retrouvées chez les joueurs pathologiques:

  • Actes illégaux pour se procurer de l’argent (8,4%).

  • Problèmes avec la justice (6,3%).

  • Privation de soins médicaux (10%) ou d’achats nécessaires (36%).

  • Problèmes avec l’employeur à cause du jeu (26,3%).

  • Perte d’emploi à cause du jeu (7,4%).

  • Problèmes avec la banque (15%).

  • Surendettement (22%).

  • Saisie sur salaire (11,6%).

  • Problèmes relationnels (54.7%).

  • Abandon par le conjoint (26.3%).

 

 
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